"Le passé m'attire, le présent m'effraye, parce que l'avenir c'est la mort. Je regrette tout ce qui s'est fait, je pleure tous ceux qui ont vécu. Je voudrais arrêter le temps, arrêter l'heure. Mais elle va, elle passe, elle me prend de seconde en seconde un peu de moi Pour le néant de demain. Et je ne vivrais Jamais."
Heur, comme une valse sans temps. Une valse emprisonné dans le triangle rectangle du passé, du présent et de l'avenir en cosinus.
Heure comme une bactérie qui mange chaque corps se nourrissant pour alimenter un autre réseau d'êtres vivants.
Heure qui ne cesse d'avancer, toujours plus vite, encore plus vite comme pour se débarrasser de ses corvées.
Heure ! Qui ne peut reculer à la moindre erreur et qui doit en conséquence laisser l'âme du blesser mourir dans son passer.
Pourquoi l'Heure ? N'est-ce pas se cacher derrière le temps que d'incriminer la pauvre heure qui ne fait qu'accomplir docilement une douleur insurmontable pour elle ? Si bien sonner par les églises, n'est-elle pas au contraire une sainte, beigner par un flot de cloches dans leur robe argentée ?
Pourquoi ne vivre jamais si le passé est attirant ? Si le passé est attirant, c'est que l'avenir peut l'être aussi, espoir donc raison de vivre. L'heure ne tue personne, pourquoi ce cacher derrière cette douleur alors qu'une vie est un cadeau ? N'est-ce pas l'organisme qui n'est pas fait pour vivre tant de temps au lieu de l'heure qui viendrait poignarder l'homme au cours d'un froid petit matin d'hivers ?
Monsieur mot passant, je regarde votre prose qui me plaît puisqu'elle est inscrite sur mon blog... Elle m'a parut vraiment belle, mais je la laisse s'enfuir sans même m'y attarder puisque je pense que ce soir là une goûte de cognac était resté dans votre gosier. Pleurez ceux qui ont vécu si cela vous amuse. J'espère que maintenant que vous êtes mort, vous avez réussi à l'arrêter cette foutu heure !
Guy De Maupassant
Textes de Maupassant.
Ils ne sont pas tous pécimistes, je vous rassure. Même si, même si...


